Top 5 des mythes sur l’hernie discale

  • 22 janvier 2018

Il existe plusieurs mythes au sujet des hernies discales. Voici notre top 5 des fausses croyances:

  1. J’ai un disque vertébral qui a glissé

D’un point de vue anatomique, c’est presque physiquement impossible qu’un disque vertébral glisse, puisque celui-ci est fermement retenu par deux gros ligaments. Une hernie discale est plutôt caractérisée par une déformation ou un mouvement du noyau situé à l’intérieur du disque. Dans le cas échéant, la forme du disque peut changer. Le disque peut même se déchirer si le noyau est expulsé complètement.

Pour bien comprendre, voici de façon plus détaillée la structure anatomique du disque:

Le disque est formé d’un noyau (substance gélatineuse absorbant la pression) qui est entouré par des anneaux fibreux. Il permet à la colonne vertébrale d’absorber les chocs quotidiens de nos activités physiques.  L’hernie discale est une terminologie vaste qui implique une blessure au niveau des anneaux fibreux. En se blessant, les anneaux retiennent moins bien le noyau qui a tendance à se déformer  (protrusion), à  s’échapper (extrusion) ou à sortir complètement du disque (séquestration).

  1. J’ai une hernie discale, donc j’ai un dommage permanent

Comme toute blessure d’origine mécanique, il est fort probable que la personne ayant une hernie discale souffre d’un blocage ou d’une restriction de mouvement.  Cependant, une blessure au niveau discale ne constitue pas une condamnation à vie.  Dans la majorité des cas, la personne retrouve ses capacités physiques avec l’aide d’un professionnel de la santé qualifié qui lui proposera un bon programme de réadaptation.  La durée de la réadaptation va dépendre de plusieurs facteurs; certaines personnes peuvent récupérer plus rapidement que d’autres.

  1. La chirurgie est la seule option ?

Faux. Des études récentes ont démontré qu’il est fort probable que les hernies discales peuvent spontanément diminuer avec des traitements conservateurs (non chirurgicale). Une étude spécifique affirme même qu’il y a une diminution spontanée de 96% pour séquestration discale, 70% pour extrusion discale, 41% pour protrusion discale, et 13% pour bombement discale. Le taux de résolution complète du disque était de 43% pour séquestration discale et 15% for extrusion discale.

Cependant, il faut savoir que certaines personnes avec atteinte sévère auront définitivement besoin d’une chirurgie,  c’est-à-dire des atteintes avec des problèmes neurologiques importants, d’incontinence urinaire suite à la blessure etc.  En cas de doute, votre thérapeute sera en mesure de vous conseiller et de vous référer à la bonne ressource.

  1. L’imagerie médicale confirme ma douleur au dos

La résonance magnétique (IRM), les rayons-x et les ultrasons, ne sont que quelques exemples d’imagerie qui peuvent être utilisés pour confirmer certaines pathologies. Bien que très utile pour établir un diagnostic, l’imagerie ne permet pas toujours d’identifier la source de la douleur. En effet, même si le résultat  d’une imagerie démontre une hernie discale ou un bombement discale,  il est très possible que cela ne soit pas la cause de votre douleur.  Une étude récente démontre qu’une grosse partie de la population n’ayant PAS de douleur au dos ont une imagerie présentant une dégénérescence discale, des hernies discales, des bombements, etc. ; ce pourcentage d’anomalie discale sans douleur augmente même avec l’âge.

  1. Bouger risque de me blesser davantage?

Faux. On a souvent pensé que le repos total était la meilleure façon de traiter le dos.  Cependant, avec des connaissances anatomiques qui ne cessent de progresser, le repos total pourrait même être plus nocif pour la personne. Les professionnels de notre clinique sont très biens formés pour vous guider tout au long de votre processus de guérison. Avec plusieurs outils à notre disposition, nous pourrons vous conseiller, vous traiter, ou encore vous référer aux professionnels appropriés.

N’hésitez pas à consulter notre autre rubrique sur Méthode McKenzie ® – Diagnostic et Thérapie Mécanique (MDT) pour certaines pathologies lombaires.

Auteur: Jonathan Lai Kwan, physiothérapeute à la clinique Physergo

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